Je parle ici de formats de case parce qu’on cause de BD, mais tout ce que je vais développer peut tout autant s’appliquer à une illustration. Il s’agit de l’influence qu’a le format que vous choisissez dans le rendu et l’impression que celui-ci rend sur le lecteur. Il est tout aussi important que le point de vue ou le cadrage employé pour suggérer des éléments du scénario.

Il donne une impression de grands espace, de largeur, de liberté, de place et c’est donc pour ça qu’il est préféré pour représenter des paysages dans de grands plans d’ensemble. Il est d’ailleurs intéressant de constater que cet effet de rendu est d’autant plus important que la hauteur de ce format est faible, c’est une sorte d’effet 16/9eme comme sur un téléviseur.
Concrètement dans une BD il vous servira pour rendre plusieurs mises en scène :
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Présenter un paysage dans un plan d’ensemble dans toute sa grandeur et sa diversité de détails ou encore inspirer le désert.
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Mais aussi au cours de la narration, par la stabilité qu’il dégage, il vous permettra de mettre en scène des passage calme de votre BD, un dialogue par exemple, une pause dans une course effreinée etc.

En terme de mise en scène il permet de rendre des sentiments de stress, d’accélérer l’action, de rendre un sentiment d’oppression, de déséquilibre psychologique. Plus vous allez réduire la base de ce format et plus ces impressions seront amplifiées (comme pour le format paysage).
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Le format paysage vous servira donc à rendre des scènes avec des buildings, inspirer leur très grande hauteur, ou des montagnes etc. Bref des trucs hauts avec une base relativement restreinte.
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Et pour votre narration il vous servira à rendre la nervosité de votre histoire sur les personnages, sur la rapidité de l’enchaînement des actions etc.
Vous voyez donc que le simple fait de choisir l’orientation de votre feuille (si on considère celle-ci comme une case de BD) demande déjà de faire un choix de mise en scène. Ça aussi, ce n’est pas anodin. Alors bien sûr au début on se doit de se poser la question mais c’est comme pour les canons de la figure humaine, on les respecte à la lettre au début quand on les apprend et une fois qu’on les sait on s’en affranchis en y allant au feeling et en posant quand même de beaux persos. C’est la même chose pour la mise en scène et les choix qu’elle implique, ça devient automatique et naturel. Parfois, on trouve des compositions qui, à priori, ne sont pas adaptées au sujet représenté, pourtant…


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