
Je profite de de ce blog pour remettre en ligne un site que j’avais fait sur le Studio Ghibli il y a maintenant un bail. Comme j’avais fait pas mal de recherches et que j’avais écrit pas mal d’articles, je me dis que c’est toujours mieux ici qu’entrain de dormir sur mon disque dur. C’est un peu comme pour la section « Dessin » qui réunit feu mon site dédié au arts graphiques.
Comme pour la section « Dessin », vous aurez le lien d’une table des matières en haut à droite de chaque billet afin de faciliter la navigation de ceux qui voudront lire l’intégralité des billets consacrés à ce fameux Studio et ses artistes.
Le Studio Ghibli a été fondé en 1986 par MIYAZAKI Hayao et TAKAHATA Isao, deux réalisateurs éminents, qui ont travaillé dans les plus grands studios japonais, comme TOEI Animation* qui est à l’origine de séries animées des plus fameuses en France, comme Albator 78 et 84 (Captain Harlock), Dragon Ball, ou encore Goldorak (U.F.O. Robot).
MIYAZAKI et TAKAHATA se connaissent depuis longtemps car ils ont trés souvent travaillé ensemble sur différents projets, dans des studios de production d’animation tout aussi différents. Mais la course de plus en plus effreinée à la rentabilité et à la productivité de ces studios, implique de rogner un peu plus sur la qualité de l’animation en réduisant le nombre de dessins, puis en sous-traitant l’encrage et la mise en couleur des cellulos (Appelés aussi Cellos). Tout ceci devient intolérable pour les deux hommes qui sont profondément attachés à offrir un spectacle de qualité au public.
De toutes ces contraintes reposant sur leurs épaules nait l’idée de créer leur propre studio de production, afin de pouvoir donner libre cours à leur imagination et à leur soucis de produire de beaux dessins animés.
MIYAZAKI qui est aussi auteur de bandes dessinées à ses heures, publie au début des années 80 dans le magasine Animage une histoire qui s’appelle Kaze No Tani No Nausicaa et elle s’impose bientôt comme un projet de long metrage d’animation, seulement voilà… Il faut trouver un studio qui accepte de le produire.

Kaze No Tani No Nausicaa : Nausicäa de la Vallée du Vent
MIYAZAKI demande alors à son vieil ami d’être le producteur de Nausicaa. TAKAHATA, lui, n’a jamais exercé un tel métier, pourtant une petite voix, mais surtout la conviction que ce film sera un grand film, le poussent à accepter ce poste. Il va donc démarcher différentes sociétés afin de trouver les effectifs pour commencer la réalisation de ce long métrage. C’est une connaissance de TAKAHATA, un transfuge de TOEI Animation*, qui va accepter de produire Nausicäa dans son petit studio : TopCraft.
TopCraft est ce qu’on peut appeler la pure origine du Studio Ghibli. En effet une fois que Nausicaa est produit, le film marche trés bien et rapporte de l’argent, alors le projet de Tenku No Shiro Laputa est mis en chantier. Malheureusement, le studio TopCraft connait de nombreux problèmes de personnel, et il devient impossible de pouvoir mener le projet à bien. TAKAHATA cherche alors de nouveau un studio qui pourra permettre de continuer et finaliser Laputa.

Tenku No Shiro No Laputa : Laputa, le château dans le ciel
Tokuma Shoten qui a financé la production de Nausicäa demande a s’associer avec MIYAZAKI et TAKAHATA à long terme afin de produire régulièrement des longs-métrages d’animation de qualité. Cette aubaine tombe a point nommé, et MIYAZAKI y voit une occasion de pouvoir faire ce qu’il veut sans pression de productivité ou contrainte de production. Le Studio Ghibli est né!
D’où vient d’ailleurs ce nom? C’est MIYAZAKI Hayao qui le lui a donné. En effet il est un passionné d’aviation, et ce terme en est issu, il signifie : Vent chaud du désert. Par cet idiôme italien MIYAZAKI voulait marquer sa volonté de donner un nouveau souffle à l’animation nipponne.
Les deux hommes sont alors possesseurs d’un outil qui va leur permettre d’aller au bout de leur passion pour l’animation, sans limites, ni contraintes. Une seule chose peut entraver cette idylle, et elle est de taille : Les productions qui seront estampillées « Studio Ghibli » seront condamnées au succés, c’est impératif pour pouvoir produire et réaliser le film suivant. Aujourd’hui, presque 20 ans aprés, le succés des productions Ghibli ne s’est jamais démenti.
Le premier film sorti sous l’estampille ‘Studio Ghibli’ c’est Tenku No Shiro Laputa. Le succés est au rendez-vous. MIYAZAKI a déjà une certaine notoriété dans le milieu de l’animation, Laputa obtient un joli succès d’estime avec 775 000 entrées.

Tonari No Totoro : Mon voisin Totoro
Le Studio réinvestit la totalité des bénéfices générés de suite dans deux nouveaux projets: Tonari No Totoro réalisé par MIYAZAKI et Hotaru No Haka réalisé par TAKAHATA. Le jeune studio doit donc partager ses effectifs sur ces deux projets en simultané. Déjà les prémisces d’un problème d’espace se font ressentir : Les locaux sont trop exigus pour les deux monstres de talent que sont MIYAZAKI et TAKAHATA. Pourtant en 1988 sortent les deux projets qui rencontrent un succés mitigé. Pourtant ces deux films deviendront les films cultes que nous connaissons aujourd’hui, réalisant de véritables moissons de récompenses dans les festivals internationaux. Ils deviendront même les symboles du studio, et cela deviendra d’autant plus vrai que Totoro devient l’emblème de Ghibli.

Hotaru No Haka : Le tombeau des lucioles
Le succès relatif de ces deux sorties permet tout de même au studio et à MIYAZAKI de mettre en chantier un nouveau projet : Majo No Takkyûbin. Ce film sort en 1989, et c’est un énorme succès! Le film fait un carton et ce ne sont rien moins que 2 640 000 personnes qui le verront et ce, rien qu’au Japon.

Majo No Takkyûbin : Kiki's delivery service
La manne providentielle que génère ce succés permet à MIYAZAKI de poser ses jalons réellement dans le studio, c’est-à-dire qu’il embauche des personne à temps plein et réduit les emplois intérimaires ce qui lui permet d’avoir une véritable équipe à disposition. De plus, le studio peut créer également une école d’apprentissage de dessin et d’animation qui forme de jeunes talents a ces professions.

Omohide Poro Poro : Mes souvenirs goutte à goutte
En 1991 sort aprés deux ans de production, le magnifique Omohide Poro Poro réalisé par TAKAHATA. Ce film est un énorme succés et rapporte encore de l’argent au Studio, qui peut ainsi redémarrer de suite un nouveau projet mené par MIYAZAKI et qui se nomme Kureina No Buta. Mais le long développement qu’a necessité Poro Poro a laissé des traces dans le personnel, ce qui donne pour résultat de laisser MIYAZAKI démarrer seul ce nouveau long-métrage. Le réalisateur endosse donc également la tenue d’assistant-réalisateur ainsi que celle de producteur!

Kurenai No Buta : Porco Rosso
Cela fait apparaître les limites des locaux qu’ils occupent qui deviennent chaque jours un peui plus inadaptés au travail qui doit être fourni par le staff du studio. MIYAZAKI propose alors le projet pharaonique à l’échelle du jeune studio, de faire construire un bâtiment capable d’accueillir les impératifs de productions que serait amené a rencontrer le studio. La Tokuma décide de financer le projet, et MIYAZAKI-le-touche-à-tout s’investit énormément dans la conception architecturale de l’endroit. Il le veut aéré, transparent, baigné par la lumière, et noyé par la nature. Il contrôle les matériaux employés, l’avancement des travaux, et en parallèle de tout ca, il continue de développer Kurenai No Buta!
En 1992 sort Kureina No Buta qui remporte un vif succès auprés du public. Dans le même temps le staff Ghibli essuie les plâtres de leur nouveau studio. Sur plus de 300 m² et trois étages, ce sont désormais plus de 100 personnes qui y travaillent tous les jours à Koganei dans la banlieue de Tokyo. Six ans aprés la fondation, le studio Ghibli se porte à merveille et a déjà sorti 6 Longs-metrages!

Heisei Tanuki Gassen Pompoko
1993 marque un tournant certain dans la maniere dont travaille le studio Ghibli. En effet, il s’équipe de materiel informatique comme des caméras pilotées par ordinateurs qui facilitent les prises de vues. Et la volonté afichée est bien d’informatisé tout ce qui peut l’être sans perte de qualité pour les projets. Cela n’empêche aucunement la patte de Ghibli de transparaître à l’écran.

Mimi O Sumaseba : Au creux de l'oreille
En 1994 TAKAHATA sort Heisei Tanuki Gassen Pompoko, qui a la particularité d’être le premier film du studio a comporté des sequence réalisées en images de synthèse. Ils seront suivi de films comme Mimi O Sumaseba et le clip musical du groupe Chage & Aska « On Your Marks » qui utiliseront de plus en plus l’animation assistée par ordinateur.

On Your Marks de Chage & Asuka
En 1995 Mononoke Hime, prouvera au monde de l’animation ainsi qu’aux puristes les bienfaits de l’utilisation de l’ordinateur afin de rendre les animation plus fines, plus souples, gérer au mieux les couleurs en appliquant un etalonnage numerique etc… Et au final, le film en sort au mieux de ce qu’il peut donner au spectateur.

Mononoke Hime : Princesse Mononoke
En 2001 TAKAHATA poussera même l’utilisation de l’ordinateur à son paroxysme avec son dernier film Hohokekyo Tonari No Yamada-kun où la quasi totalité du film aura été réalisée grâce à l’ordinateur. Le studio a communiqué sur le fait que les celulos seraient de plus en plus rare au sein d’une production.

Hohokekyo Tonari No Yamada-kun : Mes voisins les Yamada
Aprés Hohokekyo Tonari No Yamada-kun, TAKAHATA Isao a décidé de quitter le Studio Ghibli, afin de prendre son indépendance. Il met ainsi fin à l’alternance de ses productions avec celles de son ami MIYAZAKI Hayao.
En juillet 2001, sort au Japon le nouveau film de Miyazaki : Sen to Chihiro no kamikakushi. Pourtant, le réalisateur avait annoncé à la sortie de Mononoke Hime que, vieillissant, il ne se sentait plus capable de se lancer, une fois encore, dans une expérience aussi longue et pénible. Il est pourtant revenu sur sa décision, mais cette fois, il a consenti à déléguer une grande partie du travail qu’il réalisait habituellement. MIYAZAKI prévoit la réalisation d’encore trois longs métrages avant que lui et le président SUZUKI Toshio ne prennent leur retraite. Le premier des trois films est prévu pour 2004 au Japon.

Sen To Chihiro No Kamikakushi : Le Voyage de Chihiro
Sen To Chihiro No Kamikakushi est le plus gros carton au box office mondial depuis que le Studio a été créé. Il a permis d’engranger 30 Milliards de Yens! 23 Millions de personnes ont vu ce film au Japon.
Depuis 1999, deux nouveaux bâtiments ont été construits, preuve que le studio ne cesse de se développer (il faut savoir que ce genre de travaux d’extension est très cher au Japon). Cet élargissement des locaux ne découle pas seulement d’une augmentation des effectifs mais aussi et surtout de l’informatisation du studio, le matériel informatique prenant beaucoup de place.
De son coté Miyazaki s’était déjà fait construire son propre petit studio, une maison tout en bois à coté du studio principal, qu’il a nommée Butaya (la maison du cochon!). Selon ses propres termes, elle devait lui servir de « maison de retraite », car en janvier 1998, quelques jours avant le décès tragique de Yoshifumi Kondô, Miyazaki s’était retiré officiellement du studio… pour revenir un an plus tard.

Neko No Ongaeshi : Le royaume des chats
En 2001 est inauguré le Ghibli Museum dans le parc Inokashira dans la proche banlieue de Tokyo. Le Studio lui même s’aggrandit et commence à pouvoir produire d’autre films que ceux des deux maîtres fondateurs, comme Neko No Ongaeshi de NORITA Hiroyuki, moyen-metrage qui sort au courant de l’été 2002 avec en première partie le court-metrage ‘The Ghiblies’ autoparodie du staff du studio.
La Toei Animation

Les locaux de la Toei
TOEI Animation Co., Ltd fût créé en 1956, mais sa reelle naissance remonte à 1948, date à laquelle Japan Animation Co., Ltd fusionna avec la compagnie TOEI, Ltd. Le studio actuel fut construit dans le quartier Higashi Oizumi à Tokyo à la fin de l’année 1956. Le studio commenc& à produire des dessins animés en 1957, et c’est en 1958 que le public put découvrir sa première réalisation : Le Serpent Blanc. Ce film gagna nombre de prix dans differents festivals internationaux. Depuis cette date, TOEI Animation fut considéré comme le leader de l’animation au Japon. Mais sa renommée et son savoir-faire franchit les frontieres du pays, car le studio réalisa nombre de films ou de séries pour plusieurs pays à travers le monde.
Ce studio a produit un grand nombre de séries télé qui ne sont pas inconnues en France et sui sont même pour certaines d’entr’elles encore diffusées. Parmi ces séries il y a eu : Dragon Ball, Dragon Ball Z, Saint Seya (Les Chevaliers du Zodiaque), Hokuto No Ken (Ken le Survivant), Sailormoon etc..
Aujourd’hui le studio produit entre 5 et 6 séries télé de 30 minutes par semaine et un long-métrage tous les 1 ou 2 ans. En plus de tout cela il fabrique également les « Specials » de ses séries télé, ainsi que des moyen-métrages pour le « TOEI Animation Festival. Ce festival se tient deux fois par an pendant les vacances scolaires et présente les épisodes spéciaux des séries en cours de diffusion.
Le studio compte en permanence entre 200 et 250 personnes qui travaillent sur les différentes séries du moments. Pour quasiment toutes les séries télé, le studio sous-traite une partie du travail avec de petits studio indépendants. Ce qui amène un total de 50 à 100 personnes impliquées sur chaque séries TV. La TOEI travaille également avec des studios basés à l’étranger.

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